Société

Au-delà de l’indignation

La mort de George Floyd, Africain-Américain âgé de 46 ans, par un policier Blanc et en présence de trois autres agents, a engendré une mobilisation représentative de la jeunesse américaine dans ce pays et une onde de choc, de consternation, de condamnation et de manifestations à travers le monde.

Les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser cet énième homicide d’un homme noir par un policier. Breonna Taylor, Alton Sterling, Tamir Rice … La liste est longue. Près de 60 ans après, le rêve du Pasteur Martin Luther King demeure une chimère pour bon nombre d’Africains-Américains, qui peuvent désormais fréquenter les mêmes endroits que les Blancs et jouissent d’une égalité de droit mais sont particulièrement vulnérables face aux bavures policières, à l’injustice, au système carcéral et aux inégalités sociales (espérance de vie, santé, éducation, ghettoïsation, etc.). La violence de leurs conditions de vie est systémique.

Dès lors les mobilisations doivent être l’occasion d’une réflexion sur l’abandon politique de cette communauté noire, trahie par tous bien que faussement chérie par certains. Si la gauche Démocrate bénéfice toujours de 90% du vote des Noirs, ces derniers doivent redéfinir leur engagement au regard de la défense de leurs intérêts. Dans un contexte de crispation sociale mondiale, l’intersection des discriminations que subissent les Africains-Américains tend à s’accentuer. Au-delà de l’indignation, il convient de repenser les logiques de protection de cette minorité prise au piège par un système de plus en plus inégalitaire.

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Sarah Digbeu

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