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Jeunesses africaines et développement : mieux se connaître pour être utile à l’Afrique

Dans un monde globalisé où Internet a accentué les échanges et notamment l’information, la jeunesse Africaine (connectée) est particulièrement touchée par le modèle dominant diffusé. Pire, ses élites bien souvent influencées par celui-ci, le promeuvent. Comment se construire en tant que jeune afropéen, afro-descendant ou africain du continent et s’investir dans le développement du continent quand la représentation de ce dernier est biaisée ?

Un premier élément de réponse est de ne pas se fondre dans la mondialisation. Nul besoin de singer les autres. Il s’agit aussi de prendre part à l’émergence de cette Afrique qui bouge, qui créé et ainsi redynamise nos imaginaires collectifs. L’industrie musicale nigériane, qui inspire à travers le monde et contribue au rayonnement du contient reflète cette logique.

Cette jeunesse doit également s’impliquer dans la valorisation des singularités des sociétés africaines. Notre monde aurait tant à gagner à être influencé par les valeurs d’hospitalité, de générosité et de résilience que partagent tant de pays africains.

Si notre époque n’est ni post-moderne ni post-matérialiste – le système économique engendré par les nouvelles technologies renouvelle constamment les besoins matériels à satisfaire dans une mondialisation – la jeunesse Africaine doit repenser son rapport à la modernité.

Parce que la prospérité ne conduit pas, par ses qualités propres, à la démocratie, il faut dépasser la quête d’enrichissement pour créer un modèle de développement inclusif fondé sur l’essence de l’Afrique, ses valeurs. 

Comme disait Frantz Fanon, chaque génération doit, dans une relative opacité découvrir sa mission ou la trahir. Il appartient aux jeunes d’aujourd’hui de trouver ce sens et de contribuer à une Afrique forte.

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