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Education : Réforme de l’enseignement secondaire en Côte d’Ivoire

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Une nouvelle réforme sur l’éducation en Côte d’Ivoire a été adoptée en septembre 2022, lors des derniers états généraux dont le rapport a été remis au premier Ministre. Le rapport n’a certes pas encore été rendu publique mais, la réforme a été annoncée à la réunion de la rentrée scolaire en présence de la Ministre Mariatou Koné.

Mariatou KONE : Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation

Dans le souci de rehausser le niveau des élèves au secondaire en Côte d’Ivoire, il a été décidé qu’une moyenne inférieure à 8,50 conduirait à l’exclusion de l’élèves de son établissement. Cette réforme, selon les syndicats d’enseignants, existait bien avant, mais n’était pas respectée sous prétexte d’une seconde chance accordée aux élèves par les Conseil de classe.  

La question qui se pose concerne à présent les mesures qui seront prises par le Ministère de l’Education Nationale pour veiller à l’application de cette réforme.

Pour les syndicats et les associations des parents d’élèves, l’inquiétude se situe au niveau de l’après exclusion d’un élève si cela se produisait. Que fera le système éducatif pour ces élèves exclus ? Quelles mesures sont mises en place pour assurer la récupération de ces derniers ?  

C’est ce qui ressort du témoignage du président de l’Organisation des parents d’élèves et étudiants, Claude Aka Kadio, défend cette décision, mais déplore que l’enfant exclu ne soit pas automatiquement orienté vers une formation professionnelle : « Quand l’enfant est renvoyé comme ça, il n’y a pas de mesure d’accompagnement pour cette réinsertion. Il y a des organisations qui veulent bien récupérer l’enfant, mais cela a un coût. Les parents souvent n’ont pas assez de moyens. Même de façon classique, pour payer les cahiers et autres, ce n’est pas facile. Donc quand l’enfant est renvoyé, ça fait une tâche de plus. Il faudrait que l’État y pense sérieusement. »

Pour Koussou Gervais, le porte-parole de la Coalition des syndicats du secteur éducation formation, cette décision, poursuit-il, contredit la loi rendant la scolarisation des enfants obligatoire.

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